La deuxième saison du podcast La fabrique du militant bientôt dans vos casques !

Anne-Cécile rencontre Bérengère Chabrier-Rodriguez à la CAF de Côte d'Or

Le podcast La fabrique du militant reprend du service. Pour la deuxième saison, nous pousserons pour vous les portes d’organismes dans lesquels on ne s’attend pas à trouver des représentants d’organisations syndicales et patronales. Comme les caisses d’allocations familiales, par exemple.

Cet automne, Anne-Cécile est allée promener son micro à Dijon pour y rencontrer Bérengère Chabrier-Rodriguez. Cette cheffe d’entreprise de la métallurgie, installée à Saulieu, est aussi présidente du conseil d’administration de la CAF de Côte d’Or.

En quoi consiste son mandat ? Pour quelles raisons une dirigeante d’entreprise prend-elle part à la gouvernance d’une caisse d’allocation familiale ? Pour y faire quoi et au bénéfice de qui ?

Rendre visible la démocratie sociale

Dans cette deuxième saison, nous allons vous parler de celles et ceux qui font vivre la démocratie sociale, notamment dans les territoires. Notre idée ? Vous faire toucher du doigt, ou plutôt des oreilles, ce que le paritarisme, cette forme de dialogue social, produit au quotidien pour chacun de nous. Et vous allez l’entendre, tous les sujets que nous aborderons vous seront très familiers. Comme dans la première saison de ce podcast, nous partirons des histoires singulières de nos invités.

Rendez-vous en début d’année 2027 pour les rencontrer.

D’ici là vous pouvez écouter ou réécouter ici la première saison.

La fabrique du Militant est un podcast concocté par A savoir égal avec la complicité du média en ligne Miroir Social et le soutien de la coopérative UpCoop.

20/10/2026

À vos écrans  ! Retour sur le live de Miroir Social « Qui après moi ? »

Le podcast la Fabrique du militant était à l’honneur du Live de Miroir Social, notre partenaire, qui s’est déroulé le 23/09/2025.
Intitulé « Qui après moi ? Regards croisés sur les clés du renouvellement des équipes syndicales dans les entreprises », le Live était co-animé par À savoir égal.

Il a réuni cinq des sept militantes et militants qui avaient accepté de jouer le jeu du podcast : regarder dans le rétroviseur pour retracer leur parcours, évoquer les difficultés de leur mandat mais aussi toutes les compétences qu’ils et elles ont pu développer.

Aux côtés des experts du dialogue social Soazig Sarazain et Rémi Bourguignon, ils ont partagé leur vision de l’avenir du syndicalisme et tenté d’identifier les leviers sur lesquels s’appuyer pour attirer de nouveaux militants.

Prendre en compte l’engagement syndical dans les évaluations

Pour Véronique Chow-Chine (CFE-CGC métallurgie), il devrait être logique d’aborder le temps passé dans les activités syndicales lors des entretiens d’évaluation. « On veut des élus mais on ne veut pas leur laisser le temps d’exercer leur mandat », explique-t-elle, pointant une forme d’hypocrisie du management et des directions d’entreprise.

Le renouvellement passe par la formation

 Pour Julie Lequeux (CFDT BNP-Paribas) le renouvellement syndical relève aussi d’une responsabilité individuelle. Quand on dispose d’un mandat, il faut se former, être capable de se remettre en question et ne pas être pétri de certitude, explique-t-elle. « Il faut aussi créer des occasions de rencontres avec les salariés pour s’enquérir de leurs revendications, de leurs besoins… ça crée de la confiance. » C’est selon elle un bon moyen de déconstruire les imaginaires sur le syndicalisme et d’attirer de nouveaux adhérents.

Communiquer et se spécialiser

Vanessa Jereb (Unsa) raconte comment elle a su capter de nouveaux adhérents en communiquant avec les salariés sur ce que produit l’action syndicale, lorsqu’elle travaillait chez SFR. « Il ne faut pas seulement informer les salariés quand ça va mal », souligne-t-elle. Jean-Paul Vouiller (CFTC HP) travaille également beaucoup sur la communication. Et quand il accueille de nouveaux adhérents, il leur propose de se spécialiser. « C’est très valorisant pour eux. Ils développent ainsi une compétence de très haut niveau qui peut aider à rebondir dans ou hors de l’entreprise. »

La lutte syndicale une source d’engagement 

Jean-Christophe Delprat (FO Transport) rappelle que lors de chaque lutte, chaque mouvement social, émergent de nouveaux militants. « C’est naturel que l’action syndicale favorise l’engagement. Mais aujourd’hui il faut aussi investir les réseaux sociaux pour aller chercher les jeunes là où ils sont et les inciter à s’engager. »

Un engagement syndical en transformation

Soazig Sarazain rappelle que le renouvellement des équipes syndicales est au cœur du maintien de la démocratie sociale dans l’entreprise. Elle croit fermement à la formation pour tous, militants syndicaux et responsables RH. « Négocier ce n’est pas inné. Cela exige de travailler sur de nombreuses compétences », explique-t-elle.

Quant à Rémi Bourguignon, il souligne la tension très forte entre les imaginaires plus anciens sur le monde syndical qui perdurent dans la société et la réalité des relations sociales. « Le contraste entre l’évidence de faire reconnaître les compétences des militants défendus par les acteurs du social et les difficultés à mettre en œuvre cette reconnaissance, révèle une transformation d’un dialogue social plus pacifié que ce qu’il a pu être jusqu’au début des années 80. »

Bonne écoute !

Pour regarder le Live du 23/09/2025, « Qui après moi ? Regards croisés sur les clés du renouvellement des équipes syndicales dans les entreprises », cliquez ici : https://app.livestorm.co/p/f0932d72-ec49-4db4-bb0a-9e0730d75f35

 

30/09/2025